Trans, je vous aime. (Julien Pas-Très-Clerc)

Comme chaque annĂ©e, et pour la 31ème fois (vu le climat actuel, ça mĂ©rite d’ĂŞtre soulignĂ©), NoĂ«l se fĂŞte avant l’heure et en Bretagne; la grand messe musicale de fin d’annĂ©e se tient Ă Rennes. Antre du passage de groupes devenus mythiques pour certains, Ă©phĂ©mères pour d’autres, oubliĂ©s pour les plus mauvais (ou malchanceux), on en parle souvent comme LE passage obligatoire d’un parcours sans faute vers la voie de la reconnaissance… Peut-ĂŞtre simplement la consĂ©quence d’une programmation Ă©clectique, toujours risquĂ©e mais jamais loupĂ©e, une politique pas-de-tĂŞtes-d’affiches mais des noms dans le vent ou d’illustres inconnus pour l’assurance d’un public connaisseur et ciblĂ© ou curieux et avide ou branleur et bourrĂ©, au choix.
Mais les Trans c’est pas que ça, la culture Trans ça se travaille.
Les obstacles sont nombreux et variĂ©s. La pluie et le froid ça tu n’y louperas pas. Tu vas devoir faire le choix entre jouer Ă la sardine dans une navette qui pue la bière puis le vomi (consĂ©quence de l’A/R) et ĂŞtre quasi-sĂ»r de se faire contrĂ´ler sur la route (ou alors lĂ tu remercies l’âme charitable qui a choisi de ne pas boire et – miracle divin – ne se drogue pas – y’a des mecs bizarres n’est ce pas -). La situation gĂ©ographique fait que les bars sont aussi frĂ©quentĂ©s que les scènes, tu as rarement aussi bien mĂ©ritĂ© ton demi (puisqu’il n’y a plus de pinte Ă cause du mec dĂ©chirĂ© qui est pourtant arrivĂ© 10 min après toi mais servi avant toi qui a commandĂ© un fĂ»t en coupure de pintes); attention Ă©galement au choix du bar, la rapiditĂ© des personnes derrière le comptoir Ă©tant inversement proportionnelle Ă la panique qui règne devant le comptoir.
Vous l’aurez compris, autant de raisons qui font donc des Trans un rendez-vous immanquable de la fin d’annĂ©e car finalement cela pèse bien peu dans la balance comparĂ© Ă l’ambiance et l’atmosphère qui embrasent Rennes pendant ce week-end lĂ .