"Owi des blogs, encore, ENCORE"

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par Le Guest
le 8 décembre 2011

Un vendredi aux Trans 2011

Par notre reporter autochtone, Pascal.

L’heure est grave ! L’hiver est bien là ! On se caille les miches comme dirait ma voisine espiègle d’un âge certain et ce phénomène assez courant ( à peu près tous les ans) n’a pas fini de faire les gros titres aux informations nationales audiovisuelles de type « JT du 13heures ». Entendez par là qu’en hiver le genre Humain est assez réfractaire à tout mouvement superflu pouvant entraîner une chute vertigineuse de sa température de survie, et que cela entraîne par réactions en chaîne une baisse significative des actualités de type « branle bas de combat ». Ce qui m’amène à faire l’analogie avec l’actualité festivaliere, qui force est de constater est assez calme en cette saison. A une exception près, les Transmusicales de Rennes !

Déjà quelques mois que les tentes sont pliées, mais dans tous les esprits les festivals estivaux ont laissé des marques indélibiles. Alors forcément c’est un festival hivernal donc on s’adapte à cet état de fait, on s’habille en conséquence, on laisse les tentes au placard encore un peu et on se pointe vite fait bien fait sur le lieu de l’effervescence sonore.

On arrive donc, à la bourre soit, mais on arrive. Le dispositif est rodé, le festival n’en est pas moins qu’à sa 33ème édition il faut le rappeler. On entre donc facilement.

On se dirige sans trop tarder vers le hall 9 où le set de Breton a déjà commencé. On se retrouve dans la fosse, les gens commencent seulement à arriver. La formation se présente capuche sur la tête, ce qui n’est pas sans rappeler la version « band » de South Central, mais rien à voir. A travers leur univers complexe mélangeant habilement hip hop, pop indé et sons électros, les petits gars nous titillent les oreilles. Ca balance assez et bien qu’il manque quelques ajustements vocaux, on apprécie. On a le droit en prime à un show vidéo sur écran géant, en somme un clip pour chaque track. On sent un gros travail en amont, j’apprends sur ma droite qu’ils sont aussi réalisateurs de courts métrages et de documentaires, ceci explique cela.

Suite à cette mise en bouche ma foi agréable, on file au hall 3 voir Kakkmaddafakka, à prononcer comme on balance une injure dans la face d’un petit impétueux insolent. Rien d’injurieux pourtant sur scène, c’est frais, « popifiant » diront certains. Mais on ne reste pas très longtemps, le temps étant sec (à ce moment de la soirée) et la gorge toute autant.

Retour au hall 9, juste à temps pour voir un bout de Souleance. C’est groovy, funky, expérimental, les 2 djs réchauffent l’atmosphère avec un set malheureusement trop court, à charge de revanche !

Dans le hall 4 c’est Robin Foster et sa musique atmosphérique qui nous scotchent en quelques minutes. Le guitariste et compositeur anglais (mais vivant en Bretagne depuis quasiment 15ans) accompagné de son accolyte Dave Pen nous sert une bande son cinématographique largement instrumentale où les morceaux de 10 minutes s’enchaînent. C’est beau, la musique nous transperce, on se sent envoûté et on aime ça. Grand moment de la soirée.

La suite est une bizarrerie au hall 3, Orchestra of Spheres, apparentée « dance-rock ethno-psyéchédélique », le temps de s’apercevoir qu’il fait soif et faim avec un petit arrêt par le stand cuisine créole, juste à côté du stand huître (nan merci vraiment yé plus faim).

Le rendez-vous suivant est donné avec Todd Terje. Et que dire à part que c’est très bon. Le set est efficace, pour les plus timides on bouge frénétiquement la tête, pour les autres on se trémousse. Le norvégien sait faire bouger la foule, il le montre bien, et ce petit côté disco house y est sûrement pour quelque chose. A voir !

On reste sur place pour SBTRKT (Subtrackt pour ceux que ça dérange de ne pas voir de voyelle) dont  l’album, catalogué par certains de dubstep minimale aux sonorités tribales, est sorti cette année. Le problème c’est qu’on ne retrouve pas l’ambiance de l’album. Le son est fort, les basses omniprésentes (trop ?), le chant désagréable et bien trop prononcé. Leurs masques africains aux couleurs joviales n’y feront rien, nous quittons les lieux avant la fin. Une déception par rapport au buzz qui a entouré la sortie de l’album.

Nous voici dans la dernière ligne droite, juste le temps de découvrir quelques curiosités musicales pour finir sur une touche « popifiante » (bis répétita) bien plus conventionnelle avec les Stuck In The Sound, les amateurs d’indie rock apprécieront, mais nous avons vécu déjà notre lot d’aventures pour ce soir.

Le samedi soir c’est complet, et pas de place en poche, c’est râpé. De toute manière les carottes sont cuites !

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