"Owi des blogs, encore, ENCORE"

Avatar de l'auteur

par Leks
le 9 décembre 2009

Trans-et-unième édition.

Trans, je vous aime. (Julien Pas-Très-Clerc)

Comme chaque année, et pour la 31ème fois (vu le climat actuel, ça mérite d’être souligné), Noël se fête avant l’heure et en Bretagne; la grand messe musicale de fin d’année se tient à Rennes. Antre du passage de groupes devenus mythiques pour certains, éphémères pour d’autres, oubliés pour les plus mauvais (ou malchanceux), on en parle souvent comme LE passage obligatoire d’un parcours sans faute vers la voie de la reconnaissance… Peut-être simplement la conséquence d’une programmation éclectique, toujours risquée mais jamais loupée, une politique pas-de-têtes-d’affiches mais des noms dans le vent ou d’illustres inconnus pour l’assurance d’un public connaisseur et ciblé ou curieux et avide ou branleur et bourré, au choix.

Mais les Trans c’est pas que ça, la culture Trans ça se travaille.
Les obstacles sont nombreux et variés. La pluie et le froid ça tu n’y louperas pas. Tu vas devoir faire le choix entre jouer à la sardine dans une navette qui pue la bière puis le vomi (conséquence de l’A/R) et être quasi-sûr de se faire contrôler sur la route (ou alors là tu remercies l’âme charitable qui a choisi de ne pas boire et – miracle divin – ne se drogue pas – y’a des mecs bizarres n’est ce pas -). La situation géographique fait que les bars sont aussi fréquentés que les scènes, tu as rarement aussi bien mérité ton demi (puisqu’il n’y a plus de pinte à cause du mec déchiré qui est pourtant arrivé 10 min après toi mais servi avant toi qui a commandé un fût en coupure de pintes); attention également au choix du bar, la rapidité des personnes derrière le comptoir étant inversement proportionnelle à la panique qui règne devant le comptoir.

Vous l’aurez compris, autant de raisons qui font donc des Trans un rendez-vous immanquable de la fin d’année car finalement cela pèse bien peu dans la balance comparé à l’ambiance et l’atmosphère qui embrasent Rennes pendant ce week-end là.

Samedi soir, direction le Parc Expo, puisque c’est là bas que ça se passe, après une epic-friday-night pour goûter le pays.

Au menu sans aucun doute l’artiste le plus attendu des Trans (par la populasse amatrice d’électronic music au moins), Monsieur Mr. Oizo (ca fait deux fois « monsieur » je sais mais c’est normal il le mérite) mais aussi South Central, The Japanese Pornstars Popstars, Popof ou Danton Eeprom pour les plus connus. Au vu de la prog’ on sent bien que comme d’habitude le Hall 9 sera le QG de la nuit, tout comme l’an dernier et son très bon SebastiAn, tout comme l’an avant dernier et son mythique live de Boys Noize.

Arrivée en trombe pour vivre les dernières minutes de The Japanese Popstars, qui n’ont rien de Japonais soit dit en passant, délivrant un show énergétique à souhait. Dommage que ça soit la fin, on reste sur la notre (bah de faim, suivez aussi…) mais fallait arriver avant.

Ce qu’on a pas raté, et surtout celui qui ne nous a pas raté, c’est bien ce personnage emblématique, pour les déjà-vieux c’est Flat Beat, pour les plus kids c’est Positif, pour Rennes ce soir là c’est paniqueMr. Oizo arrive comme si de rien n’était aux platines (comme c’est toujours le cas aux Trans, tout s’enchaîne très vite, l’impression que tous les artistes sont sur le même pied d’égalité, +1 pour la culture Trans), prêt à rendre fou le Hall 9 !
La folie était bien au rendez vous, un set puissant, rythmé, lourd mélange bien dosé de gros tubes, de classiques et de rouleaux compresseurs.
Un Positif d’anthologie, accueilli tel un hymne par un public manifestement rallié à l’idée de se sentir animal et prêt à crever (attendez la fin au moins !), poussé jusque dans ses derniers retranchements avec un edit d’actualité qui va sûrement marquer les esprits… « Vous avez la grippe … A … Vous avez la grippe … … A … … Vous allez tous mourir à Rennes ! » tout de suite enchainé par un Wake Up des Petits Pilous ( message subliminal inside !).
L’incontournable Flat Beat est accueilli dés ses premières notes par des « Putain Flat Beat » « Flat Beat les mecs » « C’est Flat Beat c’est Flat Beat », confortant la place de ce morceau au rayon des grands classiques. Quelques frissons, la satisfaction teinté d’hystérie d’entendre enfin en vrai un morceau maintes fois entendu, siffloté, huhuté, poingpoingté ou autre onomatopée sonore.
Après cela on retiendra, du Death Suite de Erol Alkan et Boys Noize, Bruce Willis is Dead, Invaders Must Die de Prodigy, un fil rouge Daft Punkien : indétronable Aerodynamic, génial remix de Human After All par SebastiAn, et enfin tout aussi classique Harder Better Faster Stronger.
Le set se terminera sur une note plus techno et dure, histoire de nous achever sans doute.
On saluera avec plaisir l’impression « tribute to Daft Punk » (un autre signe de confirmation de la rumeur de tournée ? Nan j’déconne !).

On s’y attendait, on a été servi. On en aurait même bien repris.

A ce stade j’avais écrit la quasi totalité de la suite du report mais une sympathique Internal Server Error m’a tout viré depuis la dernière sauvegarde… 
*souriez* :-)

ET comme je suis trop blasé pour tout réécrire, j’emm*rde Wordpress et j’vous la fait en accéléré :

Popof c’était énorme, bonne surprise des Trans, un artiste sur lequel j’aurais du m’attarder un peu plus. Il m’a mis en transe (nan je ferais pas le jeu de mot, j’suis pas d’humeur).
Le jeu après c’était d’éviter les -déjà- fatigants excités du potard que sont les South Central.
Du coup, direction le Hall 4, fief d’Heineken et par conséquent des piliers qui ont payé une place au bar alors que c’est pas ça qui est payant en fait, pour aller voir The Politics. Un chanteur sorti du corps de celui des Hives (tout pareil mais en moins bien), un batteur aux gros muscles qui perd en crédibilité quand il chante en accompagnement d’une douce voix de choeur et un gratteur .. euh … non bah rien de spécial lui. C’était cool, punchy, sympathique, sans plus, un « Yeah yeah yeah » qui reste dans la tête une petite heure, et puis s’en va.
Début de DJ Ride. Assassin, Dre, Cypress Hill, le ton est donné, ça va en ravir plus d’un mais pas moi.
Retour au Hall 9. F*ck, South Central n’ont pas fini. Tant pis on reste, on se surprend à se laisser entraîner mais non, faut pas déconner non plus. Gacher Elvi$ (Felix Da Housecat), c’est juste pas permis. Les setslists ont un gros potentiel, dommage que tout cela soit entaché d’une frénésie particulière à plus se concentrer sur comment tourner un maximum de potards tout en montant sur la table sans rien débrancher que sur la musique. La version « live », c’est quand même ‘achement mieux.
Fin de DJ Ride, gros tubes hard rock et hip hop en trame. Efficace, on apprend pas au vieux singe habitué des podiums DMC et Turntablism à faire la grimace.
Ca sent la fin de soirée, ça jonche de plus en plus le sol, ça se vide un peu (le parc expo et les estomacs).
Touche finale, les lourdes basses parsemées de sonorités electro rock de Danton Eeprom, l’artiste un peu en vogue du moment. J’apprécie beaucoup, on se laisserait facilement emporter, dans la lignée du live de Popof pour le côté transportant (pas de jeu de mot !).

Ce qui n’est pas le cas de mes potes, let’s go home. Bye bye Trans, see you next year for sure.

Oizo & Popof made my night.

PS- : [Private Joke] L’étiquette « Roux » qui m’a poursuivi toute la soirée dans le dos sur mon tee shirt est un acte que je condamne durement, tout comme son auteur qui n’arrive pas à assumer la couleur de sa pilosité. [/Private Joke] Et Wordpress je te hais. Mais pas vous, vous je vous aime, vous êtes mes amis. Et filez sur Youtube pour des vidéos top cool des concerts, ou sur Dailymotion pour une vidéo sympa pendant le set de Mr Oizo depuis la scène.

Catégorie

Artiste(s) concerné(s):

Partager

Share |

Voir aussi

Réagir